4 moyens de faire du profit avec sa voiture

Il y eut un temps où elle nous faisait rêver… ou nous aidait à frimer ! Avec la crise, on devient plus pragmatique : en majorité, les Français considèrent désormais leur voiture comme un objet du quotidien, et non plus comme un objet de luxe. Non seulement elle ne nous fait plus fantasmer, mais on réussit désormais à faire que Titine gagne elle-même son essence quotidienne !

On la loue quand on ne s’en sert pas

Vous la mettez en location courte durée quand elle ne vous sert pas.

  • Vous ne l’utilisez que pour aller au travail ? Vous pouvez la louer chaque week-end.
  • Vous ne la prenez que pour les vacances ? Vous la proposez à vos voisins pour des déplacements en semaine.

C’est une façon de faire baisser son coût de revient et de la rentabiliser : pour une utilisation moyenne de 1 h 20/jour, elle vous coûte plus de 5 700 €/an, soit 11,74 € pour 1 h de conduite.

C’est vous qui choisissez la durée de la location et le montant demandé (fixe et au km) qui sera débité par le site. À l’issue de la location, on vous reverse entre 60 et 70 % selon les sites. L’argent transite par les sites de location, via un paiement sécurisé par carte bancaire, vous n’avez pas à demander de caution, le locataire laissant l’empreinte de sa carte.

Attention toutefois, si vos gains dépassent 20 % du plafond annuel de la Sécurité sociale (8 227 € en 2020 et 8 104 € en 2019), vous devrez déclarer cette activité et payer des cotisations sociales :

  • en-dessous de 72 500 € de chiffre d'affaires (70 000 € en 2019), vous pouvez opter pour le régime du micro-entrepreneur avec un taux de cotisations de 22 % ;
  • sinon, vous serez soumis au régime de droit commun avec des cotisations calculées sur la base de votre bénéfice net.

En-dessous de 8 227 €, vous devez simplement déclarer les revenus perçus lors de votre déclaration de revenus. Vous serez redevable des prélèvements sociaux au taux de 17,2 % sur vos bénéfices.

À qui s'adresser ?

Getaround.com (qui remplace Drivy.com), Ouicar.fr, etc. Sur ces sites, même si le client donne une fausse identité, ou est victime d’un vol ou d’un accident avec votre voiture, pas de souci : vous êtes assuré.

  • Cette assurance tous risques étant celle du site, vous préservez votre bonus, votre propre assurance n’intervenant pas.
  • Une franchise est prévue (de 400 à 800 €) mais c’est le locataire qui devra la payer.

On la fait bosser quand on part en vacances

C'est une idée ingénieuse, lancée à l'automne 2013 à l'aéroport d'Orly et qui a tout de suite rencontré le succès, avec des centaines d'inscrits en quelques semaines.

Vous partez en voyage : plutôt que de payer 30 € de parking par jour (le prix moyen dans les aéroports) vous louez votre voiture à un autre voyageur… qui arrive, et qui a besoin de véhicule pendant la durée de son séjour. Il n'y a que des avantages !

  • Le client paiera moins cher sa location qu'auprès d'un loueur institutionnel : les prix proposés sont jusqu'à 50 % moins cher.
  • De votre côté, vous ne payez pas de parking (jusqu'à 160 € d'économies pour une semaine dans un parking proche des terminaux).
  • De plus votre voiture vous rapporte de l'argent pendant votre absence (cela peut aller jusqu'à 140 € pour une semaine de location d'un véhicule haut-de-gamme).

À qui s'adresser ?

Tripndrive (devenu Travelcar), fondé en juillet 2013, est l'inventeur du concept original. Dans la foulée, de nouveaux sites sont très vite apparus sur le même principe.

Leurs avantages :

  • Assurance tous risques pour votre voiture.
  • Parkings gratuits sur l'aéroport et navette gratuite jusqu'aux terminaux : on vous dépose avec vos bagages, et on vient vous chercher.
  • Vous ne vous occupez pas des formalités de location (vérifications de permis, d'identité, caution, etc.).

À votre retour, vous reprenez votre voiture et touchez de l'argent si elle a été louée : montant variable selon la durée de location et le nombre de km parcourus.

Rien ne vous empêche de reprendre l'idée à votre compte et de proposer votre voiture sur un site de location entre particuliers, sans intermédiaire et donc sans commission, au départ de l'aéroport. Mais vous ne bénéficierez pas de l'assurance.

On prend des passagers

Vous vous inscrivez gratuitement (sur la plupart des sites) pour proposer de partager un trajet régulier ou occasionnel et demandez à votre passager une participation financière qui correspond généralement au prix de l’essence plus celui du péage, divisé par le nombre de passagers.

Car le conducteur est censé, aux yeux de la loi, rendre un simple service : il ne doit donc accepter aucune rémunération supérieure à la contribution aux frais et ne pas réaliser de bénéfice.

Les articles R. 3132-1 et suivants du Code des transports (issus des décrets n° 2020-678 et 2020-79 du 5 juin 2020) précisent les frais pouvant être partagés entre le conducteur et ses passagers :

  • frais de dépréciation du véhicule ;
  • frais de réparation et d'entretien ;
  • dépenses de pneumatiques et de consommation de carburant ;
  • primes d'assurances ;
  • frais de péage ;
  • frais de stationnement.

Les frais de déplacement (à l'exception des frais de péage et de stationnement) peuvent être chiffrés grâce au barème kilométrique.

Les proportions du partage sont fixées librement entre conducteur et passager(s).

À qui s'adresser ?

Blablacar compte plus d’un million d’inscrits, klaxit.com (qui remplace idvroom.com), laroueverte.com, etc.

Leurs avantages : la sécurité est bien meilleure qu’avec un auto-stoppeur. Vous pouvez consulter les profils détaillés de chaque conducteur, avec des évaluations pour les trajets qu’il a déjà effectués.

  • Certains, comme covoiturage.fr, servent d’intermédiaire obligé pour les contacts : votre futur passager ne peut vous contacter que via le site, vous ne lui divulguez donc votre identité et votre numéro de téléphone que si vous le souhaitez.

On la met en vedette

Si votre voiture est retenue, elle va devoir se déguiser contre rémunération plutôt motivante : de 70 à 390 € par mois selon les sites, la durée de la campagne et la nature de cet habillage (simple bandeau apposé sur la lunette arrière ou relookage total !)

Sachez que les petites citadines branchées (Smart, mini, twingo, etc.) ont leurs chances :

  • Logiquement, les agences de pub préféreront investir sur un véhicule qui parcourt régulièrement les Champs Élysées ou reste garé toute la nuit dans un quartier chic…
  • … que sur un break familial qui accomplit à travers champs son petit trajet domicile-village, avant de rentrer sagement au garage !

Les adhésifs spéciaux, posés et retirés par des professionnels ne laissent aucune marque sur la carrosserie.

Lire l'article Ooreka

À qui s'adresser ?

Des agences de pub spécialisées comme pub-n-drive.fr ou itsmycar.fr vous proposent d’inscrire Titine à leurs castings.

Vous remplissez un questionnaire sur le véhicule (mieux vaut que la carrosserie soit nickel), votre passé de conducteur (mieux vaut qu’il soit sans tache), vos trajets réguliers…

Ooreka vous en dit plus

Votre voiture, c'est des frais, des contrôles techniques, encore des frais, des difficultés de parking et toujours des frais. Soyez au point sur tout grâce à nos sites !

Enfin, apprenez à économiser votre carburant avec notre astuce en diaporama.

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